S’aventurer dans le silence de la nature, c’est entrer dans une cathédrale sur la pointe des pieds.
Il existe ce moment suspendu, ce face-à-face où le temps s’arrête lorsqu’une silhouette émerge de la brume.
J’ai choisi de dépouiller mes images de leurs couleurs pour n’en garder que l’essentiel. En renonçant aux couleurs je cherche à révéler la profondeur de l’instant.
Le noir et blanc est le langage de l’invisible ; il transforme la fourrure en argent et l’ombre en mystère. C’est dans ce contraste qu’écrire prend tout son sens. Je pense mon travail comme étant complémentaire : l’appareil saisit la structure de la lumière, tandis que l’écriture replace l’image dans son contexte.
Chaque tirage est une invitation à contempler ce que le monde a de plus fragile: la vie.